Le Congo reconnaît le français comme langue officielle. Introduit lors de la colonisation, il reste la langue utilisée dans l'administration, l'enseignement et les médias. Le français favorise la communication entre les différentes ethnies et joue un rôle fondamental dans les échanges économiques et diplomatiques.
En complément, deux langues nationales sont largement parlées :
Le lingala est une langue bantoue qui occupe une place prépondérante dans les zones urbaines et le secteur militaire. Il est couramment utilisé dans les échanges commerciaux et les productions culturelles, notamment la musique congolaise. Son vocabulaire a intégré de nombreux mots d'origine française et portugaise, témoignant de son évolution au contact d'autres cultures.
Le kikongo est parlé principalement dans les régions du sud-ouest du Congo. Il se décline en plusieurs variantes locales, parmi lesquelles le Kikongo ya Leta, une forme standardisée utilisée dans l'administration et les médias.
En dehors des langues nationales, le Congo abrite de nombreuses langues locales. Ces langues appartiennent principalement à la famille des langues bantoues, bien que certaines soient nilo-sahariennes ou soudaniques.
Parlé principalement dans la région du Kasaï, le tshiluba occupe une place importante dans les échanges culturels et familiaux. Il dispose d'une structure grammaticale riche et d'un vocabulaire varié.
Le swahili est utilisé dans l'est du Congo, notamment dans les zones frontalières avec la Tanzanie, l'Ouganda et le Rwanda. Il constitue un vecteur essentiel de communication commerciale dans cette région.
La majorité des langues congolaises utilisent l'alphabet latin, adapté pour représenter les sons spécifiques à chaque langue. Ces adaptations comprennent l'ajout d'accents, de signes diacritiques ou de combinaisons de lettres permettant de transcrire des phonèmes inexistants en français.
Le lingala s'écrit avec l'alphabet latin, sans accents complexes. Il privilégie des orthographes phonétiques, ce qui facilite son apprentissage. Les sons nasaux et les consonnes spécifiques sont souvent représentés par des combinaisons de lettres adaptées.
Le kikongo utilise lui aussi l'alphabet latin, avec des adaptations pour transcrire des sons gutturaux et nasaux caractéristiques de cette langue. Certaines variantes, notamment le Kikongo ya Leta, adoptent des conventions spécifiques pour uniformiser l'écriture.
Le tshiluba utilise des lettres doubles et des signes diacritiques pour exprimer des tonalités variées. Cette spécificité est essentielle pour distinguer des mots ayant une prononciation similaire mais des significations distinctes.
Le swahili, bien que d'origine bantoue, est fortement influencé par l'arabe. L'écriture en alphabet latin est aujourd'hui largement répandue, mais certaines communautés continuent d'utiliser l'alphabet arabe traditionnel.
La diversité linguistique du Congo favorise les échanges culturels mais pose également des défis en matière d'éducation et de communication. L'enseignement en français permet d'uniformiser la transmission des savoirs, mais les langues locales jouent un rôle essentiel dans la vie quotidienne et la transmission des traditions.
De nombreuses initiatives visent à préserver et valoriser ces langues, notamment par des publications en langues vernaculaires, des émissions radiophoniques locales et des programmes scolaires bilingues. La préservation de cette richesse linguistique contribue à renforcer l'identité culturelle congolaise tout en facilitant les échanges entre les différentes communautés.